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  • Photo du rédacteurValérie LEROUX

CHAUFFAGE COLLECTIF ELECTRIQUE : Le bouclier tarifaire Electricité

Le décret n° 2023-1369 du 29 décembre 2023 (JO du 30) prolonge le bouclier tarifaire (aide par compensation) en faveur des ménages chauffés collectivement à l’électricité ou par un réseau de chaleur utilisant de l’électricité pour 2024 ainsi que pour l’électromobilité.




Les bénéficiaires de l’aide

Afin de limiter les conséquences de l'augmentation des prix de l’électricité sur leur facture d’électricité à usage collectif, le bouclier tarifaire est prolongé pour la période du 1er janvier au 31 décembre 2024, au bénéfice des personnes physiques qui résident (à titre principal ou secondaire) dans :

- un immeuble à usage total ou partiel d'habitation en copropriété

- dans un immeuble à usage total ou partiel d'habitation géré par un organisme HLM

- dans un immeuble collectif à usage total ou partiel d'habitation appartenant à un propriétaire unique dès lors que le locataire est redevable de provisions sur charges (art. 23 loi du 6 juillet 1989).

- dans un immeuble à usage total ou partiel d'habitation compris dans le périmètre d'une association syndicale de propriétaires.


Cette aide financière est accordée au titre d’un :

- contrat collectif de fourniture d'électricité

- ou d’un contrat collectif d'approvisionnement en chaleur (contrat collectif de fourniture d’électricité ou exploitant d'une installation collective fonctionnant avec de l'électricité ou gestionnaire d'un réseau de chaleur urbain utilisant de l'électricité pour la production de chaleur).


Une aide similaire bénéficie également aux aménageurs d’infrastructures de recharge électrique : cette aide est répercutée dans la tarification des services de recharge proposée aux utilisateurs de véhicules électriques.


La demande de l’aide

Les entreprises fournissant du chauffage ayant pour énergie l’électricité (fournisseurs d’électricité, des exploitants d'installations de chauffage collectif ou des gestionnaires de réseaux de chaleur urbains) présentent une demande, pour le compte et au bénéfice de leurs clients :

- syndicats de copropriétaires représentés par leur syndic

- propriétaires uniques d'un immeuble collectif à usage total ou partiel d'habitation,

- associations syndicales de propriétaires (ASL et AFU)

- organismes HLM

dont ils ont connaissance ou qui se sont fait connaître auprès d'eux au plus tard le 31 janvier 2025.


Ces entreprises effectuent une demande d'aide à l’Agence de services et de paiement sur le fondement des contrats conclus avec les clients en vigueur sur la période du 1er janvier au 31 décembre 2024.


Elles déposent auprès de l'Agence de services et de paiement une demande de remboursement au moyen du formulaire de demande mis à la disposition par l'Agence de services et de paiement, accompagnée d'un dossier comprenant notamment une attestation sur l’honneur (à compléter par le syndic ou le représentant du propriétaire ou de l’ASP) conforme au modèle annexé au décret indiquant notamment le pourcentage des consommations d’électricité qui sont facturées au titre de la consommation d’électricité à usage collectif des personnes physiques bénéficiaires.


En l'absence de relevé individuel des consommations permettant d'établir ce pourcentage, ce dernier est défini par référence aux quotes-parts des lots à usage d'habitation tels qu'ils résultent du règlement de copropriété ou des statuts des associations syndicales de propriétaires.


À défaut de telles quotes-parts, ce pourcentage est fixé selon la part des consommations d'électricité à usage collectif mises à la charge des personnes physiques dans les derniers comptes approuvés des copropriétés et des associations syndicales de propriétaires ou, dans les autres cas, dans les derniers comptes ayant permis de procéder à la régularisation des charges prévue par l’article 23 de la loi du 6 juillet 1989.


Pour cela, le décret précise qu’un « lot est considéré comme étant entièrement affecté à l'habitation lorsqu'il est par ailleurs affecté à usage professionnel »


Toutefois, la part des consommations des personnes autres que les personnes physiques est considérée comme nulle lorsqu'au moins 80 % des lots, des quotes-parts ou des immeubles sont affectés à usage d'habitation. Dans ce cas, l'attestation mentionne, outre l'engagement à imputer le montant de l'aide, l'application d'un pourcentage de 100 % à titre dérogatoire et le pourcentage qui permet de faire valoir cette dérogation.


L'attestation n'est pas requise lorsqu'elle a déjà été transmise dans le cadre d'une précédente demande d'aide.


Les dossiers de demande d'acompte pour la période du 1er janvier 2024 au 30 juin 2024 sont à remettre au plus tard le 1er octobre 2024.


Les dossiers de demande de solde pour la période du 1er janvier 2024 au 31 décembre 2024 seront à remettre au plus tard le 1er avril 2025 par les entreprises.


Toute demande d'acompte doit faire l'objet d'une demande de solde ultérieure.


Les entreprises (fournisseurs d'électricité, exploitants d'installations de chauffage collectif, gestionnaires de réseaux de chaleur urbains) peuvent déposer :

- jusqu'au 1er juillet 2025 un dossier de demande corrective de clôture pour la période du 1er janvier 2024 au 31 décembre 2024.

- Jusqu’au 1er octobre 2024 un dossier de demande corrective de clôture pour la période du 1er janvier 2023 au 31 décembre 2023.


L’avance de l’aide

Elles peuvent demander une avance de l'aide au bénéfice de leurs clients auprès de l'Agence de services et de paiement. L'avance est égale à 20 % du montant d'aide versé par l'Agence de services et de paiement aux entreprises. Elle est notifiée par l'Agence de services et de paiement par décision unilatérale.


Le versement de l’aide

L'aide est versée aux entreprises (fournisseurs d'électricité, exploitants d'installations de chauffage collectif, gestionnaires de réseaux de chaleur urbains), sous forme d'acompte ou de solde, par l'Agence de services et de paiement dans un délai qui ne peut excéder 30 jours suivant la réception du dossier complet de la demande faite par l'entreprise.


Elle est ensuite répercutée par les entreprises à leurs clients (syndicats de copropriétaires, associations syndicales de propriétaires, etc) dans un délai qui ne peut excéder 30 jours suivant son versement.

Les entreprises peuvent, le cas échéant, déduire du montant à reverser les montants des factures TTC exigibles non encore payées par ces clients.


Dans le même délai de 30 jours suivants le versement de l'aide par l'Agence de services et de paiement, elles informent leurs clients du montant de l'aide qui leur est répercuté au titre de chaque mois de consommation, et des modalités de répercussion retenues.


Cette aide est ensuite imputée sur :

- les charges récupérables

- ou sur les charges de copropriété des personnes physiques bénéficiaires

- ou sur le montant des redevances syndicales dues par les membres des associations syndicales de propriétaires.


Les clients (syndicats de copropriétaires, associations syndicales de propriétaires, etc) informent les personnes physiques bénéficiaires de la mesure d'aide dont elles bénéficient et de son impact sur leurs charges au plus tard un mois après le versement effectué par les entreprises (fournisseurs d’électricité, etc).


Dans les immeubles en copropriété, le syndic communique ces informations auprès des copropriétaires qui assurent, le cas échéant, l'information de leurs locataires.

Dans le périmètre des associations syndicales de propriétaires, le président de l'association communique ces informations à ses membres qui assurent, le cas échéant, l'information des personnes physiques bénéficiaires.


Les contrôles

L'Agence de services et de paiement peut procéder à tout contrôle a posteriori et procède au recouvrement des sommes versées à tort.

Le recouvrement des sommes indues peut être majoré de 10 %, notamment en cas de fraude.


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